- Un 3ᵉ épisode de fortes chaleurs attendu dès ce week-end, après une vague historique depuis le 17 juin.
- Ados et jeunes adultes affluent de plus en plus aux urgences pour coup de chaleur.
- Certains traitements aggravent les effets de la chaleur : un doute sur le vôtre ? Demandez conseil à la pharmacie avant l’épisode.
Canicule : pourquoi les jeunes ne sont plus épargnés par les coups de chaleur
L’été 2026 sort complètement des clous. Une chaleur précoce fin mai. Puis un épisode caniculaire historique depuis le 17 juin. Et maintenant ? Météo-France annonce déjà un troisième round dès ce week-end, avec des températures qui peuvent dépasser 35°C dans plusieurs régions.
Le bilan est lourd. Selon Santé publique France, la chaleur a déjà provoqué près de 1 000 décès en excès depuis le 24 juin, surtout chez les plus de 65 ans. Et selon les épidémiologistes, on pourrait s’approcher des 7 000 morts sur l’ensemble de l’été.
Les jeunes aussi finissent aux urgences
Voilà ce qui change vraiment cet été. Les services d’urgences voient arriver de plus en plus de jeunes. Ados, étudiants, sportifs. Une hausse qui dépasse parfois 20% sur un an, pour des symptômes liés à la chaleur : déshydratation, malaises, pertes de connaissance. On pensait le risque canicule réservé aux personnes âgées et aux nourrissons. Ce n’est plus vrai.
Ce que ça change pour vous
Cette vague ne concerne plus seulement les personnes fragiles. Elle concerne toute la famille. Chez les jeunes, tout se cumule. Un sentiment d’invincibilité. Une activité physique maintenue malgré la chaleur : sport, festivals, sorties. Une hydratation bâclée, souvent remplacée par des boissons sucrées ou alcoolisées. Et des nuits trop courtes qui ne laissent pas le corps récupérer.
Pour les personnes âgées, sous traitement chronique, ou avec une pathologie cardiaque, rénale ou psychiatrique, la vigilance reste maximale. Certains médicaments (diurétiques, certains antihypertenseurs, neuroleptiques, certains traitements de l’acné ou de la peau) peuvent dérégler la température du corps ou favoriser la déshydratation.
Autre point que rappelle l’ANSM : la chaleur abîme aussi vos médicaments. Comprimés, insuline, dispositifs comme les bandelettes de glycémie. Tout ça se protège du soleil et de la chaleur, même pendant le transport.
- Boire régulièrement, sans attendre la soif. De l’eau, pas seulement des boissons sucrées ou alcoolisées.
- Éviter les efforts et les expositions prolongées entre 12h et 16h, même pour un corps jeune et entraîné.
- Repérer les signes d’alerte : maux de tête, nausées, crampes, confusion, peau chaude et sèche.
On n’arrête jamais un traitement chronique sans avis médical. Mais un doute sur une interaction avec la chaleur, ou un symptôme suspect ? Votre pharmacie de proximité reste votre premier interlocuteur, avant et pendant l’épisode. Pensez aussi à conserver vos médicaments à l’abri du soleil, jamais dans une voiture en plein cagnard, et au réfrigérateur si la notice le demande.
L’essentiel de ce 1er juillet
Un nouvel épisode caniculaire est attendu dès ce week-end, après un mois de juin déjà hors normes. Et cette fois, les jeunes ne sont plus épargnés : hydratation et vigilance concernent désormais toutes les générations.
Les traitements chroniques demandent une attention particulière quand il fait très chaud, sans jamais d’arrêt sans avis médical. Un doute ? Votre pharmacie est là pour vous conseiller avant et pendant l’épisode.
- France 24 (AFP), « Canicule: la France vers un nouvel épisode de fortes chaleurs », 30/06/2026.
- Sciencepost, « Les jeunes affluent aux urgences », 30/06/2026, données Santé publique France.
- ANSM, dossier « Produits de santé en été » (recommandations officielles).
Les informations contenues dans cet article sont fournies à titre informatif et de vulgarisation scientifique. Elles ne constituent pas un avis médical et ne sauraient remplacer une consultation avec un professionnel de santé. En cas de doute ou de symptômes, consultez votre médecin ou votre pharmacie. Mentions légales complètes.
Un jeune en bonne santé peut vraiment faire un coup de chaleur grave ?
Oui. Le corps des jeunes produit plus de chaleur interne, et la transpiration ne suffit pas toujours à compenser lors des pics extrêmes. Surtout avec de l’activité physique, de l’alcool ou un manque de sommeil.
Faut-il arrêter ses médicaments pendant la canicule ?
Non, sauf avis contraire de votre médecin ou de votre pharmacie. Certains traitements demandent juste plus de vigilance : hydratation, surveillance des symptômes. On n’interrompt jamais seul un traitement chronique.
Comment transporter mes médicaments sans les abîmer par la chaleur ?
Une trousse isotherme fait le travail : sans pain de glace pour les médicaments classiques, avec pain de glace pour ceux qui vont au frigo. Et on évite le coffre ou l’habitacle d’une voiture en plein soleil.










