- Dès le 16 juin, le test de dépistage du cadmium devient remboursé pour les personnes vivant en zone exposée
- Les IST flambent chez les jeunes. Le dépistage, lui, reste gratuit et sans rendez-vous
- Santé mentale : le Gouvernement accélère, avec une prise en charge renforcée dès la rentrée 2026
Cadmium : votre dépistage enfin remboursé dès le 16 juin
Vous vivez près d’anciens champs ou d’une vieille zone industrielle ? Cette info est pour vous. À partir du 16 juin 2026, le dépistage de l’exposition au cadmium sera remboursé par l’Assurance maladie pour les personnes à risque. La décision est tombée au Journal officiel le 2 juin. Et franchement, elle était attendue.
Un métal lourd qui s’invite dans l’assiette
Le cadmium, c’est quoi ? Un métal lourd classé cancérogène. On le trouve dans certains sols naturellement riches (Champagne, Jura, Massif central) ou autour d’anciens sites industriels. Le souci : il passe par l’alimentation. Légumes, céréales, tubercules cultivés sur ces terres. En 2025, l’Anses estimait que près de la moitié des Français dépassait les valeurs sanitaires de référence. La moitié. Ce n’est pas rien. Sur prescription médicale, le dosage urinaire du cadmium (la cadmiurie) sera pris en charge à 60 % par l’Assurance maladie, pour un tarif de 27,50 €. Résultat élevé ? Un dosage sanguin complémentaire sera lui aussi remboursé. Votre médecin pourra le prescrire si vous vivez dans une zone reconnue polluée, ou si vous présentez des signes d’intoxication chronique (problèmes rénaux ou osseux inexpliqués).
- Remboursement effectif dès le 16 juin 2026, sur prescription médicale
- Dosage urinaire (cadmiurie) pris en charge à 60 %, tarifé 27,50 €
- Dosage sanguin complémentaire remboursé en cas de résultat élevé
Vous habitez une zone agricole ancienne ou proche d’un site industriel ? Et vous traînez une fatigue qui ne passe pas, ou des douleurs articulaires inhabituelles ? Parlez-en à votre médecin. Ce test est désormais remboursé. N’attendez plus.
Semaine de la santé sexuelle : les IST montent, la prévention s’impose
Du 1er au 7 juin 2026, la Semaine de la santé sexuelle pose un constat qui dérange : les infections sexuellement transmissibles progressent fort. Surtout chez les jeunes. Entre 2014 et 2023, les nouvelles contaminations au VIH chez les 15-24 ans ont bondi de 41 % selon Santé publique France. Chlamydia, syphilis, gonorrhée, papillomavirus : ces infections passent par les rapports non protégés. Et elles savent se faire discrètes. Parfois des mois, parfois des années.
Se dépister : simple, rapide, gratuit
La bonne nouvelle ? Le dépistage ne coûte rien. Les CeGIDD (Centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic) accueillent sans rendez-vous et sans avance de frais, dans la plupart des grandes villes. Besoin d’infos fiables ? Trois adresses : QuestionSexualite.fr pour les adultes, Onsexprime.fr pour les collégiens et lycéens, Sexosafe.fr pour les hommes ayant des relations avec d’autres hommes. Autre avancée : depuis février 2026, la France est le premier pays de l’UE à proposer la PrEP injectable (Apretude) contre le VIH, remboursée à 100 %. Pour rappel, la PrEP est efficace à 98 % pour prévenir la transmission du VIH.
Après un rapport non protégé ou en cas de doute, le réflexe est simple : un CeGIDD vous dépiste gratuitement et vous informe sur tous les moyens de prévention, du préservatif à la contraception en passant par la PrEP.
Santé mentale : le Gouvernement change d’échelle en 2026
Le 2 juin, lors de la réunion interministérielle « Santé mentale, Grande cause nationale », le Gouvernement a fait son bilan 2025 et annoncé la suite. Les chiffres ? Ils parlent tout seuls. 300 000 citoyens formés aux premiers secours en santé mentale, soit un an avant l’objectif fixé. Et 1,8 million de patients accompagnés via MonSoutienPsy depuis sa création.
Cap sur la rentrée 2026
La mesure phare vise les élèves en souffrance. Dès la rentrée 2026, un médecin, un infirmier scolaire, un psychologue ou un assistant social pourra déclencher une orientation prioritaire vers une structure adaptée sous 24 à 48 heures. Et en cas de risque vital, la prise en charge sera immédiate via le Service d’accès aux soins. Le reste suit la même logique : objectif « zéro contention » en psychiatrie d’ici 2030, majorité numérique fixée à 15 ans pour protéger les jeunes des effets des réseaux sociaux, et création d’une délégation nationale dédiée auprès de la Direction générale de la santé.
MonSoutienPsy donne accès à 12 séances par an chez un psychologue, remboursées. Et en cas de détresse, la ligne nationale 3114 répond 24h/24. De quoi trouver de l’aide sans attendre.
L’essentiel de ce 4 juin
Trois sujets, un même fil : la prévention qui devient accessible. Un dépistage du cadmium remboursé, des tests d’IST gratuits, une santé mentale enfin prise au sérieux. Le point commun ? Agir tôt coûte toujours moins cher que subir.
Dans les prochains jours, on surveillera la mise en route concrète du remboursement cadmium au 16 juin et les premières mesures de la rentrée pour la santé mentale des jeunes. En attendant, un doute sur l’un de ces sujets ? Votre pharmacie est là pour vous orienter.
- TF1 Info · Direction de la Sécurité sociale · Anses — Remboursement du dépistage du cadmium, 03/06/2026
- La Voix du Nord · Santé publique France — Semaine de la santé sexuelle, 03/06/2026
- Le Moniteur des Pharmacies — Santé mentale, Grande cause nationale, 03/06/2026
Les informations contenues dans cet article sont fournies à titre informatif et de vulgarisation scientifique. Elles ne constituent pas un avis médical et ne sauraient remplacer une consultation avec un professionnel de santé. En cas de doute ou de symptômes, consultez votre médecin ou votre pharmacien. Mentions légales complètes.







