- Du paracétamol made in France arrive en pharmacie début 2027
- GLP-1 (Ozempic, Wegovy) pris en début de grossesse : pas de raison de paniquer
- Vaccin bronchiolite pendant la grossesse : −70 % d’hospitalisations chez les bébés
Bientôt du paracétamol made in France dans votre pharmacie
Vous en avez forcément une boîte dans votre armoire. Doliprane, Efferalgan, Dafalgan. Le paracétamol, c’est le médicament le plus consommé en France. Le hic ? Jusqu’à présent, 85 % de ses principes actifs venaient des États-Unis. Et plus largement, près de 80 % des médicaments vendus en Europe contiennent des principes actifs fabriqués en Inde ou en Chine. Ça va changer. Les premières boîtes de paracétamol entièrement fabriqué sur le territoire national arriveront en pharmacie début 2027, grâce à un partenariat entre les laboratoires Upsa et Seqens, révèle France Inter ce lundi 9 juin.
Une souveraineté sanitaire qui se concrétise
Ce projet, c’est l’aboutissement du plan de souveraineté sanitaire annoncé par Emmanuel Macron en 2021, après que les tensions d’approvisionnement du Covid ont mis en lumière notre dépendance aux fournisseurs étrangers. Upsa, déjà certifié « Origine France Garantie » depuis 2025, est le premier laboratoire à franchir ce cap. Une nuance à connaître : l’origine française ne sera pas écrite sur les boîtes. L’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament) interdit toute mention promotionnelle sur les médicaments. Vous ne verrez donc pas « Made in France », mais vous bénéficierez d’un approvisionnement plus sûr et traçable.
- Premières boîtes 100 % françaises attendues en pharmacie début 2027
- 85 % des principes actifs du paracétamol étaient jusqu’ici importés des États-Unis
- Partenariat Upsa et Seqens, dans le cadre du plan de souveraineté sanitaire de 2021
Cette avancée ne change rien à votre usage du paracétamol au quotidien. Même dosage, même fréquence, mêmes précautions. Pour toute question (fièvre, douleur, grossesse, enfant), votre pharmacie reste votre premier interlocuteur.
GLP-1 et grossesse : une étude rassurante pour les femmes concernées
Ozempic, Wegovy, Zepbound, Mounjaro. Ces médicaments à base de GLP-1, prescrits contre le diabète de type 2 et l’obésité, sont de plus en plus utilisés par des femmes en âge d’avoir des enfants. D’où une question légitime : que se passe-t-il si on les a pris sans savoir qu’on était enceinte ?
Ce que disent les chiffres
Bonne nouvelle. Une étude de la Harvard T.H. Chan School of Public Health, publiée dans les Annals of Internal Medicine le 8 juin 2026, est rassurante. Après analyse de 3 572 grossesses de femmes traitées par GLP-1 avant la conception, les résultats montrent que poursuivre le traitement au premier trimestre n’augmente pas de manière significative les risques de malformations congénitales, de faible poids de naissance ou de mort fœtale, comparé à un arrêt du traitement. « D’après les données accumulées, il ne semble pas que les médicaments à base de GLP-1, lorsqu’ils sont utilisés pendant les mois suivant la conception, augmentent de manière substantielle le risque d’issues indésirables courantes », explique la Dr Sonia Hernandez-Diaz, auteure principale de l’étude. Les recommandations, elles, ne changent pas : on conseille toujours d’arrêter le GLP-1 au moins 1 à 2 mois avant une grossesse planifiée. Mais si vous l’avez pris sans savoir que vous étiez enceinte, pas de panique.
Le tirzépatide peut réduire l’efficacité des contraceptifs oraux, ce qui favorise une grossesse non planifiée. Si vous êtes sous ce traitement, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacie.
Vaccin bronchiolite pendant la grossesse : −70 % d’hospitalisations chez les bébés
Chaque automne-hiver, c’est la même histoire. La bronchiolite touche près d’un tiers des bébés de moins de 2 ans, et 2 à 3 % des nourrissons de moins d’un an sont hospitalisés pour une forme sévère. Une étude publiée dans JAMA Network Open le 5 juin 2026 confirme avec force l’intérêt de se faire vacciner contre le VRS (le virus respiratoire syncytial) pendant la grossesse.
Une seule injection, une vraie protection
Menée par l’université de Pittsburgh et l’UPMC Magee-Womens Hospital sur deux saisons (2023-2025), l’étude montre que la vaccination maternelle réduit de 68 à 69 % le risque d’hospitalisation des nourrissons de moins de 3 mois pour une infection respiratoire grave liée au VRS. Un résultat qui confirme les recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS) en France. Le vaccin (Abrysvo) s’administre en une seule injection, entre la 32e et la 36e semaine d’aménorrhée (8e-9e mois de grossesse). Le principe ? La maman transfère des anticorps protecteurs à son bébé avant la naissance. Une protection vitale, car les nourrissons sont trop jeunes pour être vaccinés directement. « Les résultats montrent un impact significatif pour les familles et pour le système de santé, soulignant à quel point cette intervention peut être efficace pendant les mois les plus vulnérables de la vie », explique la Dr Anne-Marie Rick, auteure principale.
Si vous êtes enceinte, ou si une proche l’est, parlez de ce vaccin à votre sage-femme ou à votre médecin dès le 8e mois. Votre pharmacie peut aussi vous renseigner sur le calendrier vaccinal 2026 et la prise en charge par l’Assurance maladie.
L’essentiel de ce 10 juin
Trois nouvelles, trois bonnes nouvelles. Un médicament du quotidien qui revient sur le sol français, des traitements GLP-1 moins inquiétants qu’on le craignait en début de grossesse, et un vaccin qui protège les tout-petits dès leurs premiers jours.
Le point commun ? La prévention et la sécurité avancent. Pour toute question sur ces sujets, votre pharmacie est là, et joignable directement sur WhatsApp.
- TF1 Info — Paracétamol 100 % français, 9 juin 2026
- Reuters / Boursorama — Étude Harvard sur les GLP-1 et la grossesse, 8 juin 2026
- PourquoiDocteur — Vaccin VRS pendant la grossesse, 8 juin 2026
Les informations contenues dans cet article sont fournies à titre informatif et de vulgarisation scientifique. Elles ne constituent pas un avis médical et ne sauraient remplacer une consultation avec un professionnel de santé. En cas de doute ou de symptômes, consultez votre médecin ou votre pharmacie. Mentions légales complètes.










