- Depuis le 1er juillet, près de 7 000 départs de feu et environ 8 700 hectares brûlés, avec environ 2 000 pompiers mobilisés chaque jour, dont des renforts roumains, grecs et italiens.
- 9 départs de feu sur 10 ont une origine humaine, souvent une simple imprudence.
- Même loin des flammes, la fumée et la chaleur peuvent toucher votre respiration et votre cœur.
Contexte : une saison de feux hors norme
Le 2 juillet, réunion de crise interministérielle à Marseille. Le Premier ministre pose les chiffres, et ils font mal : près de 7 000 départs de feu et environ 8 700 hectares partis en fumée depuis le début de la saison. Rien que le 1er juillet, 1 200 hectares. En une journée. Les foyers se sont allumés presque en même temps, un peu partout dans le sud. Dans l’Aude et l’Hérault, près de la frontière espagnole. À Lançon-Provence, dans les Bouches-du-Rhône. À Roquemaure, dans le Gard. Et dans les Pyrénées-Orientales, où plusieurs milliers de campeurs ont dû être évacués à Canet-en-Roussillon et Sainte-Marie-la-Mer. Le 5 juillet au soir, un incendie toujours hors de contrôle près d’Ille-sur-Têt a ravagé plus de 1 600 hectares. Deux blessés graves : un pompier et un habitant. Pourquoi une telle intensité ? Une sécheresse qui traîne, une vague de chaleur record en juin, des vents violents. Le cocktail parfait. Six départements du pourtour méditerranéen restent classés en danger très élevé par Météo-France. Chaque jour, environ 2 000 pompiers sont sur le pont, épaulés par des renforts venus de Roumanie, de Grèce et d’Italie via le mécanisme européen de protection civile.
Ce que ça change pour vous : les bons gestes de prévention
La plupart des feux de forêt ne tombent pas du ciel. 9 sur 10 ont une origine humaine. Et la moitié, c’est une imprudence qu’on aurait pu éviter. La bonne nouvelle ? Quelques réflexes simples changent tout. Pas de feu ni de barbecue près d’un espace boisé ou de végétation sèche. Même dans votre jardin, s’il touche une zone naturelle. Vous fumez ? La cigarette s’éteint dans un cendrier. Jamais au sol. Jamais par la fenêtre de la voiture. Les travaux qui font des étincelles, meuleuse ou soudure, on les évite les jours de vent ou de grosse chaleur. Les interdictions d’accès aux massifs annoncées par votre préfecture, on les respecte. À la lettre. Vous habitez en zone à risque ? Le débroussaillement autour de la maison, souvent une obligation légale, c’est votre meilleure arme : il ralentit les flammes et facilite le travail des secours. En voiture, garez-vous sur une surface non végétalisée. Jamais sur de l’herbe sèche, où un pot d’échappement suffit à démarrer un feu. Et si vous voyez un départ de feu ? Éloignez-vous tout de suite et appelez le 18 ou le 112, avec une localisation la plus précise possible.
- 9 feux sur 10 sont d’origine humaine, la moitié par imprudence évitable.
- Débroussailler autour de sa maison ralentit les flammes et aide les secours.
- Témoin d’un départ de feu : s’éloigner et appeler le 18 ou le 112.
Le conseil de la pharmacie : se protéger en attendant que ça passe
Pendant que les pompiers affrontent les flammes, votre vigilance leur simplifie la vie. Ne les appelez pas pour prendre des nouvelles ou signaler un feu déjà connu : vous encombrez des lignes vitales pour d’autres urgences. N’ouvrez jamais une bouche ou une borne à incendie de votre propre initiative : ça fait chuter la pression du réseau d’eau, pile au moment où les secours en ont le plus besoin. Des routes fermées, une consigne d’évacuation ? On suit, sans discuter et sans aller observer le feu de près. Chaque curieux de plus, c’est un obstacle pour les véhicules de secours. Côté santé, la fumée voyage. Parfois sur des dizaines de kilomètres, bien au-delà du feu lui-même. Si ça sent la fumée chez vous, fermez portes et fenêtres et levez le pied sur les efforts en extérieur. Un masque FFP2 filtre mieux les particules fines qu’un masque chirurgical classique. Buvez régulièrement, sans attendre d’avoir soif. Surtout si vous êtes une personne âgée, un enfant ou une femme enceinte. Et surveillez les signes du coup de chaleur : maux de tête, confusion, peau chaude sans transpiration. Là, c’est une urgence. Appelez le 15.
Si l’air sent la fumée, fermez tout et sortez le masque FFP2, plus efficace que le chirurgical sur les particules fines. Buvez sans attendre la soif et gardez un œil sur les plus fragiles autour de vous : enfants, personnes âgées, femmes enceintes.
L’essentiel de ce 7 juillet
La grande majorité des incendies de forêt se préviennent. Un mégot, un barbecue, une étincelle : ce sont les gestes du quotidien qui font toute la différence.
En attendant que la situation se stabilise, hydratez-vous, gardez un œil sur les personnes fragiles autour de vous, et laissez le champ libre aux secours si un feu se déclare près de chez vous. Un immense merci aux pompiers français et à leurs collègues venus de Roumanie, de Grèce et d’Italie.
- Reporterre
- France Info
- IQAir
- Service-public.gouv.fr
- Ministère de l’Intérieur
- Pompiers.fr
Les informations contenues dans cet article sont fournies à titre informatif et de vulgarisation scientifique. Elles ne constituent pas un avis médical et ne sauraient remplacer une consultation avec un professionnel de santé. En cas de doute ou de symptômes, consultez votre médecin ou votre pharmacien. Mentions légales complètes.
Je suis loin des flammes, dois-je m’inquiéter pour ma santé ?
La fumée d’un feu de forêt peut se déplacer sur plusieurs dizaines de kilomètres, portée par le vent. Une gêne pour respirer, des yeux qui piquent, une odeur de fumée qui s’installe, même loin du sinistre ? Limitez les sorties et surveillez la qualité de l’air avec une application dédiée.
Comment reconnaître un coup de chaleur ?
Maux de tête, grosse fatigue, confusion, peau chaude et sèche malgré la chaleur : ce sont les signaux d’alerte. Mettez la personne à l’ombre, hydratez-la si elle est consciente, et appelez le 15 sans attendre.
Puis-je aider les pompiers directement sur le terrain ?
Le meilleur soutien, c’est la prudence. Respecter les consignes, ne pas venir sur place par curiosité, et signaler vite tout départ de feu suspect au 18 ou au 112 plutôt que d’intervenir soi-même.









